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J’ai travaillé avec trois sociologues autour de leur projet de thèse et des ques- tions qu’iels s’y posaient: qu’est ce que l’intimité et dans quelle mesure celle ci défini notre identité? Iels ont explorés la notion d’intimité à ses frontières: dans le contexte du prétendu accueil que l’Europe réserve aux personnes déplacées.
Sous le prisme de l’habiter nous avons interroger quelle relation intime se tisse avec soi-même dans les lieux de vie, à travers ses mouvements et ses (in)appro- priations possibles.
Nous avons retracé le parcours de six personnes qu’iels avaient rencontrés dans le cadre de leur recherche. Je suis retournée à Lyon, Lille, Cergy, Paris, Bruxelles, autant de lieux où chacun et chacune ont vécus pur photographier les différentes formes d’habité qu’iels avaient expérimentés. De la rue au foyer, en passant
par les appartements des proches, les camps, les squats et les chambres sous louées, il s’agissait de trouver un espace à soi où reconstruire une intimité. Les parcours que nous mettons en scène révèlent chacune des trajectoires d’habitat, traversées par d’importants mouvements, que celles-ci se concrétisent par la réversibilité des habitats qui accueillent, ou qu’elles se lient aux (changements de) statuts. Ces itinéraires illustrent des arrivées provisoires, incertaines, qui se stabilisent ou se pérennisent dans le mouvement et montrent comment l’exté- rieur s’invite également dans le lieu habité, par exemple comme un élément de stabilité auquel se raccrocher, avant de trouver des lieux où se replier.
Sous le prisme de l’habiter nous avons interroger quelle relation intime se tisse avec soi-même dans les lieux de vie, à travers ses mouvements et ses (in)appro- priations possibles.
Nous avons retracé le parcours de six personnes qu’iels avaient rencontrés dans le cadre de leur recherche. Je suis retournée à Lyon, Lille, Cergy, Paris, Bruxelles, autant de lieux où chacun et chacune ont vécus pur photographier les différentes formes d’habité qu’iels avaient expérimentés. De la rue au foyer, en passant
par les appartements des proches, les camps, les squats et les chambres sous louées, il s’agissait de trouver un espace à soi où reconstruire une intimité. Les parcours que nous mettons en scène révèlent chacune des trajectoires d’habitat, traversées par d’importants mouvements, que celles-ci se concrétisent par la réversibilité des habitats qui accueillent, ou qu’elles se lient aux (changements de) statuts. Ces itinéraires illustrent des arrivées provisoires, incertaines, qui se stabilisent ou se pérennisent dans le mouvement et montrent comment l’exté- rieur s’invite également dans le lieu habité, par exemple comme un élément de stabilité auquel se raccrocher, avant de trouver des lieux où se replier.